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Publications

Cuisine-sans-papier_Couv.jpg

Cuisine sans papier, 15 recettes réalisées de tête et sans visage dans une cuisine française, 2012, auteure, réalisation intégrale de l’ouvrage de la conception à la remise des fichiers et suivi d’impression (ainsi que photographies et aphorismes), If if Between éditions, avril 2012.

 

La-carpe--le-pinson001.jpg 

La carpe, le pinson et le bestiaire de nos solitudes inachevées, le Réalgar éditions, collection 1 et 1, mars 2012.

Polder-140-couv.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Il est bon de se trouver légèrement affamé", 2008 publié par la revue Décharge et les éditions Gros Textes.
Le commander chez l'éditeur Gros Textes
6,00 €. (+ 1,00 € de port pour un exemplaire, port gratuit).

ISBN : 2-35082-076-9

Vous comment

"Vous comment ?", 2009 publié par les éditions 1 + Un.
12,00 € (frais de port inclus)
ISBN : 978-2-918734-01-7

2009-2010.jpg

"L'enclos", in Arpentages, 2009, une revue de Scènes Obliques.
10,00 €

GT2.jpg

Poèmes, in Gros Textes n°2, avril 2010, 77-80, une revue de Gros Textes.

9,00 €

 

 

remue.net-copie-1.JPG

Neuf aromates, in remue.net, avril 2008.

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Lundi 14 juillet 2014 1 14 /07 /Juil /2014 19:06

 

RaphaeleBruyèremontagne.JPG

 

quand l'errance
a pris fin
la vision du coeur
a imposé le silence
à l'intellect

 

 

Charles Juliet, A voix basse, P.O.L., 1996 

 

Par Raphaële Bruyère
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Samedi 5 juillet 2014 6 05 /07 /Juil /2014 14:31

 R.Bruyere_Obiou.JPG

 

 

Si tu me veux ton amante

Je m'allongerai sous le mélèze

Et si tu me veux soulevée

Je serai la plume 

Si tu hurles, si tu ris

Je prendrai les éclats

Si tu veux un amour différent

 

Si tu te sens géographe

Je serai ta colline

Et si rien n'est assez loin

J'arracherai l'horizon

Si tu veux prendre la route

Je me nourrirai de la brume

Et j'effacerai toutes les traces.

 

Si tu dresses une cabane

J'apprivoiserai les courants d'air

Je porterai les pierres

Je retournerai la terre

Si tu as besoin de repos

Le soir, j’appellerai la lune

J'étoufferai les rumeurs

 

Si tu veux une guerrière

J'arborerai le masque

Je serai ta lutte et ton noir

Si tu es seul comme un orage

Je fabriquerai les éclairs

Je caresserai la foudre

Et si tu brûles, je serai un torrent

 

Si tu n'y crois plus

Jusqu'à l'aube

Je prendrais le chemin de traverse

Je disparaîtrais mon amour

Mais si tu veux un amour différent




 

 

(Cliquer sur la photo pour écouter Leonard Cohen.)

Par Raphaële Bruyère
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Mercredi 2 juillet 2014 3 02 /07 /Juil /2014 11:38

 

SDC12402-pola.jpg

 

1. Je voudrais traverser le monde à vélo. Prendre tout mon temps et revenir si je veux.

2. Avoir le temps de lire tout ce que je voudrais lire. Les philosophes. La poésie aussi.

3. Me promener dans les montagnes environnant le lac Hala en Chine et arpenter les montagnes du Chili. Sans jamais cesser de parcourir les Alpes.

4. Ecrire des choses de plus d’une page, autant dire un roman pendant qu’on y est.

5. Ecrire des chansons, dont une à propos d’amour.

6. Ecrire un pamphlet virulent, sarcastique et parfois même grossier. Trouver le sujet avant.

7. Faire des photographies qui me laissent sans voix.

8. Ne pas toujours en faire un plat.

9. Construire une cabane, y vivre de temps en temps. Aller souvent chercher du petit bois pour démarrer le feu.

10. Etre capable de tenir une conversation en anglais. Et même en français.

11. Vivre dans un phalanstère lorsque je serais vieille avec de vieux amis et continuer à rire ensemble jusqu’à ce que mort s’en suive.

12. Vivre à la campagne dans une grande maison aux volets bleus. Dans une région du sud, près d’une rivière et des reliefs.

13. Jouer la comédie.

14. Aller à Rome dans un roman et à Istanbul pour le nouvel an.

15. Respecter une distance de sécurité avec les cons.

16. Essayer de développer une gentillesse.

17. Grimper dans la canopée amazonienne avant qu’il n’en reste plus rien. Y rester quelques jours.

18. Faire pousser des légumes et les manger. Faire des conserves aussi. En donner.

19. Retrouver de la complicité avec ma sœur. Que l’on ne s’en veuille pas d’être ce que nous sommes.

20. Editer une revue littéraire pendant quelques années.

21. Vivre les sensations d’un oiseau en vol (sans parapente, sans deltaplane).

22. Etre aimée toute ma vie par l’homme que j’aimerai - sans doute - toute ma vie.

23. M’arrêter de fumer et faire un marathon en Grèce, même seule.

24. Travailler sans avoir à occuper un emploi. Y prendre beaucoup de plaisir.

25. Continuer d’oublier suffisamment de choses pour être capable de vivre.

26. Apprendre à la boucler davantage, sans casser mes cordes vocales de silence.

27. Prendre de l’altitude.

28. Soigner mes amitiés, envisager d’être le séquoia de quelqu’un.

29. Reprendre des études et faire une thèse sur un sujet extrêmement intéressant.

30. Retrouver quelques amis perdus.

31. Et puis il y a les choses impossibles, par exemple, j’aurais aimé avoir comme copains la bande des dadas, et leur en coller une. Quelques écrivains aussi, actuellement bel et bien morts.

32. J’aurais beaucoup aimé rencontrer Nicolas Bouvier par hasard, faire un bout de chemin avec lui après l’avoir aidé à changer une roue.

33. J’aurais aimé être une rock star par intermittence.

34. J’aurais aimé y croire assez pour mener un grand combat.

35. Etablir une liste de 36 choses à faire avant de mourir et la poser sur la pile des choses à faire un jour.

36. Me suicider au bon moment.

 

 

 

 

Par Raphaële Bruyère
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Mercredi 2 juillet 2014 3 02 /07 /Juil /2014 08:56

Solitudes_17_RaphaeleBruyere.jpg

 

 

moi aussi.

 

 

 

Par Raphaële Bruyère
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Samedi 21 juin 2014 6 21 /06 /Juin /2014 08:37

 

 

2013-01-019-pola.jpg

 

Dans le sens de la marche, un paysage, puis un autre, longtemps le même, insensiblement différent. Des zones d'abord, disons des zones, des lieux conçus pour être traversés sans laisser prise. Certaines personnes sont de ces paysages fuyants et désolés. Que l'on voudrait croire en mouvement et qui ne bougent pas.  

Des zones. Ces lieux fugitifs qui ne fuient rien. Captés parfois par un regard qui se lève du smartphone ou de l'ordinateur portable. Un regard absent qui n'a ni la capacité, ni le désir de voir et qui dans une correspondance d'ombre et de lumière surprend quelques mèches de cheveux, son propre regard à la fois étonné et certain d'être là. Happé par ce regard transparent et fixe. Plus loin encore, des champs.

A travers la vitre, Agnès photographie avec son petit appareil amateur Canon. Elle braque l'objectif contre la vitre et appuie sur le déclencheur lorsque son regard surprend cette sorte de beauté inexpérimentée, cette solitude de paysage. Même lorsque des hommes parfois laissent des traces, une maison, un hangar, une voiture, une route, des poteaux, des fils électriques, des champs de colza, une silhouette, elle remarque cette solitude des paysages. Elle appuie sur une impulsion et l'appareil photographie quelque chose, autre chose, le déclic lambin. Elle découvrira plus tard ce que le hasard du retardement a pris au lieu de ce qu'elle a vu. Elle découvrira au-delà de ce qu'elle imaginait. Elle découvrira une image sans certitude. Comme la vie, se dit-elle.

Lorsqu'elle peut arrêter le mouvement de sa marche, elle photographie encore la réalité d’un paysage incertain, l'absence de quelque chose dans ce qu’elle voit. Une présence qui la touche. Quelque chose s'est passé ou ne s'est pas passé. Quelque chose ne se passera pas. Quelque chose erre. De cette errance dans le paysage, Agnès aime l'épure de ce qui est simplement là.

Elle lève les yeux face au couple qui en face d'elle se dispute la plus grande part de tarte au citron. Ils s'en mettent plein les doigts. Ils les lèchent. Ils sourient fort. Elle leur rend un sourire qu'ils ne lui adressent pas.

Elle tourne la tête et reprend sa position dans le paysage.

 

Par Raphaële Bruyère
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Mardi 3 juin 2014 2 03 /06 /Juin /2014 14:26

 

roberougeberlin-R.Bruyere.jpg

 

Deux minutes. Seules deux minutes de retard, peut-être moins, lui ont suffi pour louper le train. Devant la guichetière, sa voix chevrotte.

- Y-a-t-il une solution ? Dites-moi qu'il y a une solution pour me rendre dès ce soir à Briouze. S'exclame-t-elle haletante.
- Où ça ?
- A Briouze.

Derrière elle, une femme demande le guichet de la gare routière. La guichetière lève les yeux au ciel et répond exaspérée - A la gare routière ! L'autre reprend - Et la gare routière où est-elle ? - 100 mètres tout droit, renseigne l'employée SNCF, le regard déjà tourné vers son ordinateur.

L'autre femme court tandis qu'Agnès au bord des larmes se lamente. - Mais comment j'ai pu le louper, comment ai-je pu louper ce train alors que j'ai acheté le billet il y a des mois, alors que j'attendais depuis des mois de prendre ce train ?

En face d'elle, l'employée pianotte des recherches et dodeline dans un sens peu prometteur.
- Ah peut-être. Vous pourriez descendre gare de Lyon à 18h35 et prendre une correspondance à 18h45 pour Briouze.
- C'est loin de la gare de Montparnasse ?
- Mais puisque je vous dis la gare de Lyon, 10 min. de transfert.
- Oui, mais je n'aurai pas le temps d'aller jusqu'à la gare de Montparnasse.
- Gare de Lyon, j'vous dis.
- Et bien ?
- Gare de Lyon à Lyon... C'est la même gare.

- Ne vous énervez pas, vous voyez bien que je suis bouleversée... Peut-être qu'à vous, ça n'est jamais arrivé de louper un train, moi c'est la première fois, je suis dans tous mes états, je ne sais pas comment je vais faire. Vous, mais vous, ça ne vous est sûrement jamais arrivé de louper un train ?
- Moi, répond la guichetière avec un air mauvais, Je l'ai loupé il y a bien longtemps. De toutes façons, ça ne marche pas, c'est le samedi qu'il y a une correspondance à 18h45 à la gare de Lyon. Là, je ne vois rien, je suis désolée mais vous allez rester là.

 

Par Raphaële Bruyère
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Lundi 2 juin 2014 1 02 /06 /Juin /2014 12:51

 

DSC02408.JPG

 

Certaine présence me désaltère le paysage.

Par Raphaële Bruyère
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Jeudi 22 mai 2014 4 22 /05 /Mai /2014 15:01

 

Aveyron©R.Bruyère

 

                    - Je me demande si je ne suis pas né orphelin.

 

               - Mais enfin, je ne t'accuse pas de n'avoir jamais été infidèle !

                                               - C'est plus ce que c'était les gens, hein.

 

                              - Tu veux tuer un projet : fais un doodle.

                                             - T'es un peu gloutonne pour une romantique...


      - S'il y a bien quelqu'un qui peut draguer les morts, c'est toi.

 

                               - Il faut tout envisager, même d'aller bien, je l'ai appris à mes dépens.            

 

 

Par Raphaële Bruyère
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Vendredi 16 mai 2014 5 16 /05 /Mai /2014 14:06

 

Carnet-Sierra-Leone16.jpg

 

Par Raphaële Bruyère
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Vendredi 16 mai 2014 5 16 /05 /Mai /2014 14:01

 

Carnet-Sierra-Leone15.jpg

Par Raphaële Bruyère
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